Lettres rebelles....

S'octroyer la lliberté d'écrire, de poser dans la matière les staccato du vibratoire pour enfanter d'une nouvelle réalité.

Lettres rebelles....

Ne blesser personne, ne faire plaisir à personne mais oser être soi, la plume délicate griffant la fibre du papier pour pérénniser le début d'une nouvelle philosophie

Lettres rebelles...

Jouer avec les extrêmes. Jouer avec les polarités du blanc et du noir pour enfanter le juste milieu du fil rouge des existences libérées des barbelés des maîtres de la matière.

Lettres rebelles...

Marier le A au Z pour enfanter d'une gamme de possible et d'expression.


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LETTRES REBELLES.....

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Nous sommes le 05 septembre 2019, et c'est aujourd'hui que je vous envoie ma première "Lettre Rebelle".




Corps physique, âme, aura, champs d’énergie....mais encore ?!


La mode est, à l’heure actuelle, à avoir pignon sur rue, idéalement avec une jolie plaque gravée sur le côté de la porte qui donne à l’extérieur.
Une jolie plaque de....thérapeute !
Cette, ou ces professions, tant les thérapies sont multiples, ont le vent en poupe actuellement.
Des formations à tout va sont proposées partout en Suisse et ailleurs.
Des salons dits de santé les mettent à l’honneur et font recettes.
Certains et certaines n’hésitent même pas à voyager bien au-delà de nos frontières, pour des initiations à l’ayahusaca, des immersions au coeur de peuples premiers, des séjours dans des ashrams.
Quelques week-ends plus tard, voilà la personne affublée du titre de .....thérapeute.
A ce titre, elle usera d’une certaine notoriété auprès du publique, sera enviée, respectée.


Paradoxalement, les formations les plus rapides, les diplômes les plus simples à obtenir sont ceux qui touchent au monde de l’invisible, de la non matière, du subtile.

Tous chamans ? Tous énergéticiens ?

L’achat d’un tambour, d’un bol tibétain, d’un cristal de roche dit émetteur et l’aventure commence.

Mais quelle aventure ? Pour quels résultats ?

Lorsque je parlais de paradoxe quant aux thérapies dites énergétiques, c’est que, dans la réalité, ce sont les plus délicates, les plus difficiles d’accès....mais vu l’invisibilité prétendue du monde dans lequel elles agissent, des protocoles sont vendus, écrits....et récités en totale confiance et douce illusion par la personne souhaitant s’émanciper et grandir sur des chemins vendus en tant que développement personnel avec, à la clef, une autonomie financière souhaitée et rêvée.

Au commencement....

Il y a le corps physique. Celui que l’on voit, Celui que l’on peut caresser. Celui que l’on peut toucher. Celui qui fait mal. Celui qui fait jouir. Celui qui vient au monde et fini par mourir, ou plutôt se désintégrer pour libérer une autre réalité plus proche de qui nous sommes.

Bien.

Autour de ce corps physique, une autre réalité, toujours en lien avec la matière : les corps dits d’énergie. Ils sont plusieurs.
Et puis, n’oublions pas les chakras, les méridiens, les nadis, les points d’acupuncture...certes déjà tous dans une certaine sphère plus subtile, mais toujours en lien direct avec la matière.


Et l’âme me direz-vous ?

Voilà un bien grand chapitre...elle est encore autre chose...mais existe-t-elle réellement ?
J’aimerais pouvoir répondre oui et non.
Mais ceci n’est pas correct et ne permettrait aucunement de faire avancer les choses et les compréhensions de ce qui est.


L’âme, la dite âme...celle qui est existante aux seins de multiples religions est également une notion spéciste à souhait : apparemment les femmes n’en ont une que depuis récemment, quant aux animaux la partie n’est pas gagnée et je ne m’aventurerai même pas, avec vous, sur le terrain des plantes et des autres êtres dits inertes partageant notre vie de matière.
Ah la religion...ses divisions....ses guerres...ses peurs....ses lois...il y aurait beaucoup à dire. Trop pour m’y étendre ici et maintenant.
L’âme donc...elle est connue depuis bien longtemps et est, sans nul doute, le souci principal de tous les chamans de part le vaste monde, et les soins dits de recouvrement sont légion aux 4 points cardinaux du globe.

Recouvrement d’âme ?

Oui, au fil du temps et de nos incarnations (en admettant que si vous êtes arrivé jusque ici dans votre lecture vous êtes convaincus de cet fait), nous vivons de multiples expériences colorées aux parfums des vie dans la matière : lieux différents, statuts sociales, état de santé, familles, mariages, professions, morts, ethnies, us et coutumes, contrats, promesses...et la liste n’est de loin pas exhaustive. Chacune de ses expériences va de pair avec des émotions violentes, tant dans la polarité dite positive que celle qualifiée de négative. Mariage et bonheur intense. Deuil et chagrin nous plongeant dans une nuit dense et sans fin, naissance avec tous ses lots d’espérance pour le petit être...
Mais, et il faut le savoir, ce sont les émotions retenues qui forment, en quelques sortes, la matière, qui figent le flux normal des énergies libres. Et, depuis la nuit des temps, nous sommes les champions toute catégorie pour retenir nos émotions emprisonnées dans des objets, des souvenirs, des mèches de cheveux, des bibelots, des souvenirs qui font revenir une larme au coin de l’oeil lorsque nous y repensons.
Mazette...que d’énergies nous appartenant retenues dans son flux par les cailloux de nos émotions posée dans le lit de nos existence.
Le résultat ?
Nous vivons à travers notre passé et son imagerie fantastique et fantasque.

Nous sommes dirigés par nos personnages intérieurs restés bloqués dans la frénésie d’un mariage du 18 ème siècle, lors d’une guerre aux confins des steppes asiatiques érodées par des vents violents,  dans le drame du naufrage d’un bateau négrier....
Et alors me direz-vous, quel mal à ça ?
Aucun...sauf que notre « âme » continue de grandir au fil de nos incarnations, laissant en rade, loin derrière, ses parties bloquées dans une émotion pour un temps infini et indéfini.
Et oui...une belle disparité s’installe. Des intérêts se mettent à diverger...un peu comme dans une famille ou le grand-père, ayant accumulé de multiples expériences, peinent à comprendre l’adolescent qui se révolte...tensions, conflits, douleurs, larmes.

Même heurts existentiels au sein de notre âme entre nos personnalités intérieurs.
Mais ici, les tensions, les conflits, les douleurs et les larmes hurlent à travers la matière et c’est la maladie qui s’installe, nous coiffe au poteau, nous met à genoux, nous asphyxie, nous dirige, nous tue.

Oui, nos âmes ne sont pas entière, pas si lumineuses que cela, mais déchirées, trouées, sanguinolentes, mitées. Elles ne sont que le pâle souvenir des êtres de lumière que nous serions censés être.
Et, plus grave, chaque trou, chaque maille coulée, chaque effilochage est un filtre qui déforme nos visions de la réalité. L’objectif de notre appareil photo servant à voir nos existences est habillés de polarisateurs, de grands angles, de fischeye, de zoom, de macro...tout est déformé, interprété aux couleurs de nos passés nos résolus qui manipulent nos présents (qui, soit dit en passant, ne peuvent mériter le nom de présent puisque né du passé...mais passons).
Mazette...
Oui...nous ne sommes pas qui nous pensons être, mais toujours cette belle dame qui montait en amazone à côté des roys de France, toujours ce flibustier accostant à Saint-Malo, toujours cette nonne à la vie dévolue au Christ, toujours ce chasseur-cueilleur du néolithique...
Et tant que ces vies (et que les personnages y évoluant ne sont pas pacifiées et n’ont pas « grandis » pour revenir au temps présent) ne sont pas libérées, elles influencent les couleurs de nos perceptions quotidiennes...et donc, également, de nos ressentis vis à vis de nos clients potentiels si nous sommes thérapeutes.
Et là, le bât blesse cruellement....car notre objectivité n’est plus possible.
A un point tel, que dans les traditions ancestrales, il est dit qu’au-delà d’une fragmentation supérieur à 60% de nos âmes, nous ne pouvons plus vivre ! C’est dire à quel point le travail de recouvrement de nos identités réelles est important, vital même et ici le mot n’est pas trop fort.
Et tant que ces multiples voyages dans d’autres dimensions ne sont pas effectués, nous ne sommes tous simplement pas capable d’appréhender la réalité tel qu’elle est.

Donc, pour en revenir au sujet de cette première "Lettre Rebelle"  d’aujourd’hui,  soigner le corps et la matière peut se faire à travers des approches directes, matériels comme les plantes par exemple...en sachant que nous ne faisons que ponter le mal sans le guérir, et qu’au fond des corps la colère monte, l’incompréhension du départ peut devenir rébellion, guérilla, mutinerie et faire développer, pour être entendu, des maladies au nom qui font frémir de peur dans les chaumières.
Il y a ensuite les approches par les méridiens, les chakras...c’est mieux...mais là encore nous n’écoutons pas vraiment l’âme et travaillons dans le subtil de la matière. C’est un progrès...mais toujours qu’un pis aller. Car, et j’y reviendrai sur un prochain sujet, activer un chakra par exemple revient à le faire emmagasiner des énergies venues de l’extérieur (selon la théorie y relative)...forcément entachées aux relents du passés si celui-ci n’est pas guéri, et donc nous interdisant, encore plus drastiquement, notre retour au temps présent. C’est la loi des attirances, du qui se ressemble s’assemble, etc, etc...

Il reste le fameux « recouvrement d’âme ».
Aujourd’hui, cette approche de la compréhension de la santé devrait être un incontournable, une approche aussi importante que nos ablutions quotidiennes.
Tant que notre âme n’est que haillon, nous ne devrions pas pouvoir revendiquer le moindre titre de thérapeute, au risque bien involontaire, je le conçois aisément, de harponner notre clientèle dans nos mondes du passé.
Et ce travail est une approche quotidienne de nos existences, des temps d’introspection au jour le jour, des respirations au sein de nos activités trépidantes.

Sans ce travail sur soi, les risques de dérapage sont constants, avec des conséquences plus ou moins graves...et je vous en parlerai dans un prochain « Lettre Rebelle".
En attendant, prenez soin de vous.






LETTRE REBELLE No 2....belle lecture à vous tous

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Nous sommes le 13 septembre 2019...le temps de vous livrer une deuxième "Lettre Rebelle", juste avant le week-end.
Bonne lecture mes chers amis et chères amies de coeur et de la Terre.

Diviser pour mieux régner...
La peur arrive.
Le doute s’insinue dans nos esprits.
Des réminiscences d’un passé aux régimes politiques totalitaires.
Un passé si ancré dans nos cellules qu’il se conjugue encore au présent dans bien des régions de notre planète.


Diviser pour mieux régner...
Qui sont les victimes ?
Qui sont les bourreaux ?
Qui sont les sauveurs ?
Et si ce système était suffisamment subtile dans ses racines pour être un des moteurs fondamentaux de nos sociétés ?

Politique.
Animaux.
Enfant.
Famille.
Entreprise.
Système de santé.

Dans tous les domaines, le lait nourricier coule d’une des trois mamelles de ce triangle infernal.

Je frémis en prenant conscience de ce fait, alors que mes doigts dansent sur les touches de mon clavier, une valse à...3 temps !

La victime est là, tapie dans l’ombre de nos psychés.
Manque de confiance en nous.
Besoin d’un référent.
Doutes.
Enfant intérieur refusant de se positionner dans son rôle de spontanéité préservée de l’adulte en devenir ou existant.
Peur de l’autre.
Zone de confort statique, figée, emmurée, infranchissable sans chute dans les abysses de la panique des nuits noires et tapies de démons sanguinaires.

Brrrrrrrr.....un voile froid et collant se pose sur mes épaules qui frissonnent.
Je mesure une réalité sous-estimée, tuée, annihilée.

On montre du doigt Hitler ou Mussolini qui sont toujours cités, étudiés, disséqués dans les livres d’histoire de nos chères têtes blondes.

Pourquoi ?
Oui, pourquoi ?
Et si derrière l’horreur d’une histoire sans humanité, se cachait notre propre histoire intérieure ?

Hitler est le bourreau. Hitler porte sur ses épaules l’histoire des camps d’extermination. Hitler est l’homme à abattre. Hitler fait peur et fascine.

Hitler est la victime de la peur de l’autre. Il est petit enfant ayant peur de tout perdre, ses jouets volés et spoliés par des enfants de la crèche du monde. Il est l’homme qui fuit.

Hitler est le sauveur de son peuple face à la famine. Hitler est l’homme fort, le père qui garde sa famille. L’homme est grand, charismatique, gardien paternel de son peuple, orateur de premier ordre.

Il est en chacun de nous...il est nos parts d’ombre et de lumière...en gardant toujours à l’esprit que ce qui peut nous apparaître comme notre propre chemin vers l’illumination et la liberté ne peut être, pour l’autre, que noirceur et chimères moyenâgeuses.
Nos vérités ne sont pas toujours celles de l’autre, et dès lors lumières et ombres ne sont et n’existent qu’en fonction de celui qui observe à travers les filtres de ses propres expériences de vie.

Je pourrais disséquer de multiples exemples, allonger inconsidérément cet article, mais à quoi bon.

Prenons le monde du cheval.
Le triangle...

La victime ?
Cheval ou cavalier ? Les deux ?
Le cheval est privé de sa liberté et des grandes steppes ou galopent les troupeaux...mais au fil du temps, des sélections, il a perdu son élan d’être libre. Il le reste, d’une manière embryonnaire...saurait-il affronter le froid ? la foudre ? les prédateurs ? trouver l’eau qui s’évapore sous les ciels azurs d’été meurtrier ? Mais il en rêve de cette liberté, et ses sommeils profonds, dans la paille d’un boxe, le conduisent parfois à galoper dans un monde onirique qui lui appartient.
Alors sa fougue fait peur...le cavalier devient victime de son rêve de galoper sur une plage déserte, au coucher du soleil, sur le dos d’un étalon fougueux. Il rêve le petit homme...et il coupe l’élan de fougue avec un mors, des enrênements, des contraintes basée sur la douleur. L’homme rêve de liberté et à peur de la puissance qui en est le sel.
Il argumente, argote et tapote sa cravache le long de sa botte cirée. Il parle de ligne du dessus, de musculature des abdominaux, de et de encore de pour finir par un autre de...oui, le cheval libre est puissant...pourquoi aurait-il besoin d’un ridicule bipède pour le faire simuler des actes de séduction sans concrétisation dans la matière de ses simagrées de rituels matrimoniaux (je pense au piaffer...un exemple comme un autre).
Il est frustré le cheval...devient bourreau. La queue fouaille. La mâchoire se crispe. Saut de moutons. Tics. Blocage musculo-squelettique. Douleur dans les sabots parce que l’avenir n’existe plus pour lui et ses rêves enfermés dans un livre pour enfant...Flamme et Blacks sont morts depuis longtemps et Walter Farley un Walt Disney prestidigitateur de songes pour une nuit d’été.
Adieu....
L’homme pleure sur ses rêves effondrés dans la sciure et les factures du vétérinaire, de l’éthologue, du chuchoteur qui promet que d’un 2CV cassée il va faire une Ferrari rouge rutilant.
Le miracle n’est que business lucratif et mercantile.

Victime. Bourreau. Sauveur.
Cheval victime d’être sans origine. Cheval bourreau de devenir malade de l’homme. Cheval sauveur qui permet à l’homme de devenir sauveur face au cheval, bourreau avec les mesures mises en place pour guérir son animal, victime des publicités sur papier glacée lui vantant une technique sans pareil née sous le tipi d’un grand chef descendant direct de Sitting Bull...
Le chaland y croit...
La pub est trop belle.
Le rêve est à portée de compte bancaire.
On se voit déjà, les bras écartés sur un destrier monté sans selle ni bride, galoper dans l’ouest des Franches-Montagnes, de placides laitières se muant en bisons des origines des temps.

STOP.
Arrêt sur image.
Le piège est visualisable. On peut l’ouvrir...et tout commence par un temps de pause.
S’arrêter.
Devenir aussi tranquille que l’eau d’un étang sous le chaleur de l’été. Pas de brise, pas de vaguelette, pas de poissons qui mouchent.
Le miroir de l’eau.
Tranquillité du temps en suspension entre la nuit et le jour.
C’est vous.
Franchise face à ce miroir.
Mise à nu.
Pleurs.
Peurs.
Honte.
Compréhensions nées de l’observation du temps suspendu sur la ligne de la temporalité illusoire.
Regards croisés au-delà des rives du miroir.
Regard marron du cheval.
Regard bleu de l’homme.
Les mêmes peurs, les mêmes cercles infernaux qui roulent d’une vie à l’autre, d’une incarnation à l’autre sans que l’on s’en aperçoive, sans que le cliquet d’ouverture ne s’active ou, pire, que ce dernier se polisse à chaque pierre rencontrée, rendant son ouverture vue comme une illusion pour des pensées humanistes alternatives et décalées.

S’arrêter et entrer dans un nouveau paradigme, éclairé par la lueur de la lanterne vacillante de notre passé conjugué au présent.
Grandir, s’unifier, se réparer et se libérer de ses peurs pour libérer l’autre sur le chemin de sa liberté recouvrée au-delà des clôtures de nos esprits.