Druidisme ancestral?
Il y a eu le druidisme, le néo-druidisme et maintenant une nouvelle appellation?
Qu'est-ce que c'est encore que ce truc?

La question est, je le reconnais, fort pertinente....

Ce terme m'est personnel....
Il vient d'une conviction profonde....les druides connaissaient les constellations, les plantes, les runes, les moeurs des grands cerfs, la course du soleil, le nom des vents. Ils parlaient aux esprits et aux hommes pour pacifier et faire vivre en bonne entente nos ancêtres celtes.
Ce savoir était transmis oralement....aucune trace écrite de ses savoirs. Rien...enfin...si....dans le livre de Jules César "La guerre des Gaules". 
​​​​​​​Pour la première fois, un écrit datant d'avant Jésus-Christ parle des celtes, des druides, bien qu'en réalité, la majorité des passages ethnographiques de cet écrit soient recopiés de l'oeuvre de Poseidonios d'Apamée, un philosophe grec qui a voyagé en Gaule une quarantaine d'année avant César.
La Grèce?
Oui, et même selon certains, le savoir druidique s'appuierait essentiellement sur les doctrines pythagoriciennes pour grandir et évoluer vers les hautes sphères de la philosophie.

Et aujourd'hui?

Le néo-druidisme est enseigné, trop souvent, aux couleurs du chamanisme amérindien bafoué de ses fondements, castré de sa source.
Cela me chagrine.....nos terres sont suffisamment riches en cultures, en rites, en connaissances pour ne pas voler, spolier les peuples d'outre-mer de leur spiritualité.
Nos pieds foulent les mousses et les fougères, les landes et les pierres, les bords des lacs et les sombres forêts ou le chêne connait encore le sens des mots en vieux norrois. La grande Ourse berce nos nuits et les loires nous parlent au coeur des nuits les plus sombres.
Tout est là....la magie, le mystère, les traditions, les voiles de brumes, les mythes d'Excalibur et du chaudron de l'Awen, les cercles de pierre et le gui qui pousse toujours aux sommets des arbres de nos contrées.


Ouvrir son coeur, son esprit pour comprendre la vibration de nos terres, sans voler, sans spolier, sans s'approprier ce qui ne nous appartient pas.
Aimer le végétal, aimer les animaux, aimer les minéraux sans se nourrir de leurs énergies perverties par nos sociétés et véhiculant de fausses informations, mais collaborer avec eux pour grandir et se guérir mutuellement dans une recherche de souvraineté individuelle.

Le druidisme ancestral est, à mes yeux, cette connaissance profonde de l'autre dans la matière et sa prison figée de chair, tout autant que le savoir touchant au monde vibratoire, ou la diffèrence n'existe plus entre l'autre et nous.

Le chemin commence par un long travail sur soi, sur la reconquête de son être.
L'histoire de Cerrwiden est une porte d'entrée de choix pour retrouver ses personnages intérieurs colériques, peureux, pervertis, fiers, conquérants ou esclaves...

Avant la découverte de ses propres catacombes, aucun travail sur l'autre, avec l'autre, en collaboration avec l'autre ne peut être entrepris ou envisagé, car alors toutes les informations ne peuvent qu'être teintées par nos propres filtres émotionnels, déformant, recolorant, redigitalisant l'information de base pour qu'elle corresponde à nos attentes, infidèle à sa source émettrice.
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